Il va falloir faire autre chose que subir !

Notre film sur l’Europe est en ligne.

On ne fait pas décoller une fusée avec un briquet.

Voilà l’image qui illustre le mieux ma vision de l’Europe.

Parce que même si j’ai dit le contraire dans mon post LinkedIn de la semaine dernière et que cela a suscité bon nombre de réactions (mettre le lien), je suis foncièrement pro-européen.

Et « en même temps », je suis foncièrement « anti ».

Je suis ce que nous avons nommé, lors de ce voyage, un « euro fatigué ».

Cette Europe, qui part d’une bonne intention, notamment de maintenir la paix, n’est plus à la page.

Elle a été créée pour rassembler un maximum de pays, ce qui est louable, mais cette ambition a donné lieu à quelque chose d’insupportable :

Un consensus mou.

Déjà, je déteste le consensus. Mais alors, le consensus mou… il n’y a rien de pire.

Nous avons aujourd’hui une Europe technocratique qui ne comprend pas le monde des gens qui « font ».

Elle ne les accompagne pas, ne les accélère pas, ne les encourage pas. Elle les régule, les contrôle, les musèle.

Pour nous protéger, soi-disant.

Nous protéger des méchants Américains, des méchants Chinois, des méchantes entreprises et autres multinationales.

Alors oui, parfois, c’est bien.

Mais souvent, c’est lourd et contre-productif.

Vous entendrez Thomas Plantenga, CEO de Vinted, raconter qu’Ursula von der Leyen lui a dit : « le RGPD est notre Man on the Moon moment ».

Tout est dit.

Je veux une Europe qui accélère, une Europe qui pousse, une Europe qui est courageuse, une Europe qui ne se divise pas quand il faut imposer des règles aux Chinois (les Allemands avec leurs exportations de voitures) ou aux Américains (les Français avec leurs exportations de spiritueux).

Une Europe qui se rassemble et qui comprend les enjeux de ce qui se passe à ses portes, chez des voisins qui en sont sortis (dix ans après le Brexit), et chez des voisins qui veulent y entrer après plus de douze ans de guerre pour défendre la démocratie.

Ces opinions, ces envies, je les ai forgées comme vous, après des années de lecture et d’écoutes.

Mais ces dernières années, nous sommes allés plus loin pour comprendre.

Aux États-Unis, avec notre film tourné il y a deux ans jour pour jour.

En Chine, avec notre film tourné il y a un an jour pour jour.

Et maintenant en Europe de l’Est, l’Europe qui pousse, qui agit, qui déroule.
Nous sommes revenus avec des étoiles dans les yeux.
Douze étoiles dorées sur un fond bleu.

Plus que jamais, ce drapeau me fait vibrer.

Notre film est enfin en ligne, j’espère qu’il va vous remuer autant qu’il l’a fait pour nous.




Nous attendons vos commentaires nombreux, sur LinkedIn et sur la vidéo Youtube.

Merci à Clémence, Christofer, notre vidéaste Axel, BIG UP à notre réalisateur Augustin Chénard et à toute l’équipe Collision Productions pour le travail titanesque derrière ce film !

PS : si vous voulez nous donner de la force, partagez le film à 3 personnes autour de vous ou postez-le sur vos réseaux en nous mentionnant. Ça compte énormément pour nous.


> GDIY : #574 Neil Zeghidour (Gradium) — Le clavier est mort

Chez Google, Neil Zeghidour a inventé l’équivalent des LLM pour l’audio. La famille de modèles qu’on retrouve aujourd’hui derrière Suno, ElevenLabs ou le mode vocal d’OpenAI.

Chercheur avant tout, il cofonde ensuite Kyutai, un laboratoire à but non lucratif doté de 300 millions d’euros. Il y crée Moshi, le premier modèle de conversation vocale en temps réel rendu public en open source.

Les sollicitations pleuvent, alors il cofonde Gradium et lève 100 millions de dollars. Ses modèles de voix, qu’il présente comme les plus rapides du monde, répondent en 50 millisecondes. Sa conviction : on va bientôt se débarrasser du clavier, et parler à nos agents.


> La Martingale : #340 IA : où va vraiment l’argent ?

Sur 100 investis dans l’IA, la moitié environ part dans les puces. Le reste se répartit entre l’électricité, le réseau, le refroidissement et les bâtiments.

Martin Pavanello, cofondateur et CEO de Mister IA, déploie des outils d’intelligence artificielle dans les entreprises depuis trois ans. Il explique pourquoi la valeur se déplace du modèle vers le produit, et pourquoi la « SaaSpocalypse » n’aura peut-être pas lieu comme prévu.

Il ne donne pas d’action miracle, et rien de tout cela n’est un conseil d’investissement.


> CCG : #88 Combien ça gagne un chanteur lyrique ? — Étienne Dupuis

10 000 € par soir sur scène, en moyenne. Mais zéro euro pour les trois semaines à deux mois de répétitions qui précèdent chaque production.

Étienne Dupuis est baryton, avec vingt ans de carrière. Il a chanté à l’Opéra de Paris, à Vienne, à Londres et au Met. Il a décroché son premier gros rôle à 27 ans, juste en osant le demander au téléphone.

Il nous explique tout : son chiffre d’affaires annuel et toutes les étapes pour arriver jusque-là. Passionnant de A à Z, et émouvant.


> Le Magma de la semaine : Le prix des économies

Promettre aux Français de payer moins cher leurs courses, en ce moment, c’est un argument en or. Jowzi, le nouvel agent IA de Jow, dit pouvoir remplir le panier de la semaine en une phrase. L’équipe de Magma l’a testé : l’app propose trois enseignes et demande un compte client chez l’une d’elles.

Le hic, c’est que les Français fréquentent en moyenne 3,5 enseignes par mois. Un agent bloqué dans un seul magasin ne compare pas grand-chose. Même problème pour résilier un abonnement : ce sont les marchands qui tiennent les clés.

Celui qui ouvrira ces portes prendra sa part sur chaque panier. Où sont les opportunités ? Réponse dans l’édition complète de Magma.


> Recos de la semaine

#Mobilisation : si vous voulez comprendre le mouvement étudiant par le prisme d’un président d’université audible, je vous propose 13 minutes claires avec Bruno Bouchard, à la tête de Paris Dauphine. Il est l’invité de David Abiker dans son émission. Dispo sur toutes les plateformes

#Amadeus : absolument sublime. Que vous ayez vu le film Amadeus ou non, je vous recommande les yeux fermés cette pièce bouleversante au Théâtre Marigny (encore) par Olivier Solivérès (encore). Faites-moi confiance, j’y suis allé avec ma fille de 14 ans, et je ne suis responsable de rien, c’est ma femme qui avait pris les billets (encore). Foncez, et invitez quelqu’un en surprise. Folie.

#Diagnostic : en 3 minutes, découvrez ce qui vous freine vraiment. C’est le même test que passent les participants du Certificat Performance Intégrale, créé par GDIY avec l’EDHEC. Vous obtenez votre profil sur 18 compétences, un rapport PDF par email et une surprise exclusive à la fin. Gratuit, sans carte bancaire. Faire le test

#PromptDeLaSemaine : celui de Clémence, testé avec Claude Code. Elle a été bluffée. Il vient de Mathieu Geiler, directeur associé de Studio 361°. À adapter : remplacez 361° par votre marque, et lancez-le depuis votre projet.

« Make a 30 second hype video for 361° do full research through our repos to understand what we do then create the video in 9:16, 1:1 and 16:9, in French. Make it dynamic and confident: open with a striking hook in the first second, build through a sequence of distinct techniques (typography, shape play, camera moves, colour shifts), and land on a clean, memorable final frame. Pacing should feel like it’s cut to music. Go crazy. »

#Théâtre : Louis, notre master geek, ne fait pas que coder. Il est allé voir Fabrice Luchini lit Victor Hugo à la Porte Saint-Martin, et il nous le recommande. Des textes et des poèmes, dont le sublime Booz endormi et ceux sur la mort de sa fille Léopoldine. C’est jusqu’au 26 janvier 2027.

Bises,

Matt/

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Par Matt Stefani